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Migrants. De l’état des lieux à la mobilisation

Chaque jour des associations locales, des militants de la Ligue « regardent l’immigration et l’exil en face ». Soirée de sensibilisation auprès des adhérents, accueil de jeunes migrants au sein d’activités sportives ou culturelles, prêt de salles, participation à des collectes, partenariat avec des associations organisant l’hébergement… des associations de notre réseau inventent les moyens, parfois modestes, de manifester de la solidarité.

Pour les humanistes laïques que nous sommes, il est vraisemblable qu’une des qualités de l’humanité de demain se construira par la qualité de l’accueil des migrants et exilés d’aujourd’hui.

Un questionnaire visant à faire un état des lieux de ce qui se fait au sein de notre réseau dans notre département va vous être adressé dans les tout prochains jours.

Il s’agit ici de voir comment nous pouvons nous mobiliser, tout en ne changeant pas l’objet de nos associations, afin de contribuer à cette solidarité au quotidien.

Cette dynamique existe aussi ailleurs en France où des associations ou des fédérations de la Ligue en sont les acteurs.

Il est temps de construire une politique nationale, départementale et locale ainsi qu’une philosophie de l’action pour la Ligue, fondée sur les actions des associations en lien éventuel avec les partenaires associatifs spécialisés qui souhaitent ce travail commun avec un mouvement d’éducation populaire généraliste et laïque.

Pour atteindre le questionnaire, c’est par ici.



Le réseau de la Ligue au service de la Laïcité

Dans une société où la frontière entre le croire et le savoir devient de plus en plus ténue, la loi du 9 décembre 1905 portant séparation des églises et de l’Etat et posant le principe de Laïcité de la République, est bien d’actualité. Au niveau national un communiqué signé par de nombreuses organisations syndicales, politiques et associatives est paru sous forme d’appel, le 9 décembre.  Dans le Finistère, autour de ce 9 décembre, notre réseau a été très actif, comme par exemple à Locmaria-Plouzané ou à Penmarc’h.

Animation théâtrale à l’école de Keriscoualc’h

A l’école de Kériscoualc’h à Locmaria Plouzané, on s’attache à fêter chaque année l’anniversaire de la loi. L’amicale laïque et les enseignants de l’école ne sont jamais à court d’idées pour sensibiliser les enfants aux principes de la laïcité.  Cette année, les enfants étaient mis en scène.

Les élèves de Keriscoualc’h mobilisés pour la Laïcité

Conseillés par l’animatrice théâtre de l’amicale, les enseignants ont concocté des saynètes et des chansons illustrant l’article 9 de la charte de la laïcité.

La laïcité implique le rejet de toutes les violences et de toutes les discriminations, garantit l’égalité entre les filles et les garçons et repose sur une culture du respect et de la compréhension de l’autre. »

Pendant plus d’une heure, les enfants des CM2, CM1 et CE2 sont devenus acteurs pour exprimer à leur façon ce que représente le respect de l’autre.

Très motivés, ils se sont parfaitement impliqués dans leurs rôles.  Une vraie réussite citoyenne ! L’enthousiasme des enfants était tel que le spectacle sera rejoué le mardi 28 janvier devant les parents.

Un arbre de la Laïcité planté à Penmarc’h

Plantation d’un Arbre de la Laïcité à Penmarc’h.

A Penmarc’h, l’amicale laïque a su convaincre le Maire de planter un arbre de la laïcité afin de symboliser l’engagement autour de cette loi. A la suite du Maire et avant Yves Roussin, Président de l’amicale laïque, Didier Bélier, Président de la Ligue 29 y a prononcé les mots suivants, devant de nombreux élus et représentants des amicales laïques du territoire :

« Depuis plusieurs années, le mouvement laïque se mobilise autour du jour anniversaire de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat, le 9 décembre. Il s’agit, en ce 9 décembre, d’illustrer et de défendre les principes et les valeurs laïques, en particulier la liberté de conscience.

Aujourd’hui, la plantation de l’arbre de la Laïcité, ce beau geste symbolique est évidemment inspiré par les arbres de la liberté qui affirmaient la souveraineté du peuple dès la Révolution.

L’arbre est un puissant symbole par son enracinement, par sa fière verticalité et par son feuillage protecteur. L’arbre de la laïcité s’inscrit dans l’histoire populaire et dans la mémoire révolutionnaire. La laïcité comme garante de nos libertés est mise à l’honneur, contre les conceptions de ceux qui la réduisent à des interdits.

Depuis un certain temps, nous pouvions avoir le sentiment que le traitement de la question laïque s’était enfermé dans une sorte de ritualisation des approches et des oppositions entre ceux qui y voyaient une liberté, une démarche d’émancipation et ceux qui, enfermés dans une logique identitaire, ne la percevaientt que comme un outil justifiant l’interdiction de tout ce qui troublait leur conception. Et puis, subitement, il y a quelques mois une surprenante agitation réformatrice s’est invitée dans le débat public, alimentée par la chronique de l’action gouvernementale. Il conviendrait, toutes affaires cessantes de réformer, de réviser ou d’amender la loi du 9 décembre 1905 relative à la séparation des Églises et de l’État. Les principales organisations associatives ou syndicales laïques se sont émues d’un tel projet et ont clairement manifesté leur opposition à une telle initiative.

Les urgences suscitées par le mouvement des « gilets jaunes » paraissaient avoir modifié l’ordre des priorités de ce gouvernement et bouleversé les agendas. Les temps étaient à des revendications plus sociales, telles l’amélioration du pouvoir d’achat des plus pauvres ou la recherche d’une plus grande justice fiscale. Quelle ne fut donc pas la surprise des destinataires de la « Lettre aux Français » écrite par le président de la République qui, l’ayant lue jusqu’au bout, constataient que la question, évacuée par la porte refaisait son retour par la fenêtre. Juste après avoir évoqué la question de l’immigration, la question suivante était posée : « Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l’État et les religions de notre pays ? »

Au-delà de la formulation, l’on pouvait se demander ce que recouvrait la référence aux rapports entre l’État et les religions et non plus entre les cultes ou les Églises. Ce basculement d’un débat institutionnel à un débat idéologique n’était pas neutre. Était-il, une nouvelle fois, question de « réparer » le lien qui se serait « abîmé » entre l’Église et l’État comme cela avait été évoqué par le Président de la République, le 9 avril 2018, au Collège des Bernardins ? Se retrouvait-on dans une logique identique à celle évoquée par Nicolas Sarkozy, en 2007, dans son discours consécutif à la réception du titre de chanoine laïque du Latran.

Plus que de réécriture, d’amendements ou de modifications de la loi de 1905, ce qui importe d’abord c’est d’en comprendre la genèse et la philosophie, seules de nature à en comprendre la portée, profondément contemporaine du texte. Une telle démarche permet, également de dénoncer les accaparements et les travestissements dont elle est l’objet.

Réécrire la loi de 1905 et porter atteinte aux principes qu’elle pose, serait une faute.

Depuis 114 ans la loi de 1905 a garanti une paix religieuse intelligente, y toucher c’est prendre le risque d’en rompre l’équilibre subtil. Le contexte politique de l’heure est lourd du risque de voir l’ouverture d’un débat parlementaire s’apparenter à celle de la boîte de Pandore, chacun cherchant à y intégrer ses fantasmes ou ses détestations. Nous avons pu le constater avec l’épisode du port du voile d’une maman accompagnant une sortie scolaire et au moment du rassemblement dit « contre l’islamophobie ».

Il convient d’éviter toute démarche qui conduirait à faire qu’une loi de liberté devienne une loi d’interdiction.

Car c’est une nouvelle fois, la religion musulmane qui est interpellée, stigmatisée.

La religion musulmane, dans ses manifestations variées, est une des composantes de la diversité culturelle que connaît notre pays. Dans le cadre de notre République indivisible, cette diversité est une richesse. Dans une écrasante majorité, nos concitoyens de religion musulmane acceptent les lois de la République. Ils connaissent le sens et les bienfaits, pour la liberté de penser et l’égalité de tous, de la séparation des Églises et de l’État. Ils savent toute l’importance d’être citoyens d’un pays dans lequel la neutralité de l’Etat garantit la primauté de l’intérêt général.

Des territoires peuvent connaître des enfermements communautaires qui doivent être combattus. Mais notre République est aussi une République sociale. Ce qui menace l’unité de la société, c’est à la fois le fanatisme religieux, le racisme, l’antisémitisme, l’insuffisante mixité sociale et scolaire qui favorise les replis et les constitutions de groupes homogènes, les discriminations et l’inégalité persistante et croissante des conditions de vie. Laisser ces questions sous le tapis serait une grave erreur. On aurait tort de considérer que ces questions sont secondaires et qu’il suffirait de se référer aux principes et valeurs de la République pour les régler.

La laïcité, n’est pas une option philosophique ou spirituelle, c’est un principe d’organisation politique qui permet justement à tous les choix philosophiques ou spirituels d’exister et de s’exprimer, dans les seules limites prévues par la loi et l’ordre public.

Est-il besoin de rappeler l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, qui stipule que « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.»

Prévenir le harcèlement à l’école

La Ligue intervient à la demande des établissements scolaires afin de prévenir le harcèlement. Comme pour les autres domaines d’intervention « égalité filles-garçons », « enjeux d’Internet », « Citoyenneté »… il ne s’agit pas de réparer mais bien de contribuer à l’éducation des jeunes Finistérien.ne.s.

C’est en janvier 2019 que Morgane Ropars et Lena Le Du, animatrices du Centre fédéral de la Ligue 29 ont mené un projet de sensibilisation autour du harcèlement, au lycée des métiers du bâtiment de Pleyben. La quinzaine d’élèves, tous volontaires, ont échangé vigoureusement et se sont pleinement investis dans la création d’un scénario et d’une vidéo choc. L’idée étant de participer au concours national « Non au Harcèlement », il fallait que cela interpelle le public. Personne n’est à l’abri de se retrouver harcelé, harceleur ou témoin. La vidéo, arrivée dans la sélection finale, a été primée au niveau régional et ses auteurs félicités par le Recteur d’académie, en mai dernier.

Cette année encore, l’établissement se mobilise de la même façon pour le plus grand enthousiasme des jeunes. Leur participation active est même récompensée puisque le jury régional du concours 2020 aura lieu au lycée. Certains acteurs de l’an dernier ont d’ailleurs été sollicités pour en être membres. Les résultats seront connus courant mars.

Formation des bénévoles : communication et numérique le samedi 7 mars

Dans le cadre des « Pik-niks numériks » une session de formation de bénévoles aura lieu le samedi 7 mars de 9h à 17h à l’Atelier IDEAL, animée par Régine Roué et Hervé Lestideau.

Une journée conviviale pour faire le point sur ce que veut dire communiquer pour nos associations, avec des temps communs d’échange et de reflexion et des ateliers pratiques (réaliser une affiche, publier simplement un site internet, rédiger pour le web et les réseaux sociaux…

Modalités
Quand : Samedi 7 mars de 9h à 17h
Où : à l’Atelier IDEAL (la Ligue de l’enseignement – 61 rue de Pen ar Menez – Brest)
Midi : pique-nique en commun sur le principe de l’auberge espagnole
Tarif : gratuit (formation soutenue par le FDVA)
Inscriptions : rroue@laligue-fol29.org



L’Ufolep ouvre une « Maison Sport Santé » au PLL

Un espace pour votre bien–être


MAISON
SPORT SANTÉ SOCIÉTÉ
UFOLEP


Description : C’est un lieu où informer et prendre en charge toutes les personnes souhaitant pratiquer une activité physique et sportive à des fins de santé et de bien-être, quel que soit leur âge ou leur état de santé : c’est le concept des maisons sport santé société (M3S) lancées aujourd’hui par l’Ufolep.

Complémentaires des « maisons sport santé » impulsées par les ministères des Sports et de la Santé, elles s’adressent en priorité aux personnes précarisées, sédentaires (prévention précaire), et/ou atteintes d’une affection de longue durée ou d’une maladie chronique.

Plus d’info sur le site de l’Ufolep29.

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L’Atelier IDEAL, nouvel espace au service de l’engagement associatif

Inauguré le mois dernier, l’atelier IDEAL a été créé dans un quartier populaire brestois, pour favoriser l’engagement associatif et laïque. Tout au long de l’année 2020, des informations sur les projets qui y sont développés seront publiées dans cette lettre.

La première… un petit retour sur cette soirée d’inauguration organisée symboliquement le 5 décembre, « journée internationale des bénévoles et des volontaires ».

Inauguration de l’Atelier IDEAL, jeudi 5 décembre 2019.

Ronan, Mélanie, Manu et Lea, volontaires en service à l’Atelier IDEAL ont préparé cette inauguration depuis plus d’un mois : peinture d’un mur, découpage et collage de lettres, achat de plantes, montage de petit mobilier, sélection et montage de vidéos, contacts avec associations pour expositions photographiques… Ils n’ont pas ménagé leur engagement pour faire de cette première manifestation officielle un véritable succès.

Bien évidemment, cet Atelier IDEAL est le fruit de la réflexion, du travail, de la conception des professionnels et des dirigeants de la Ligue de l’enseignement du Finistère.

Ideal s’inspire des travaux des Etats généraux du bénévolat rappelés par Elyane Pailler, Conseillère départementale déléguée à la vie associative en présence de Marie Gueye VP jeunesse et de Kevin Faure, Conseiller départemental délégué au Numérique.

Elyane Pailler, Conseillère départementale déléguée à la vie associative

Les assises régionales de la vie associative et les priorités de l’étude du Ceser ont également nourri ce projet ainsi qu’en ont témoigné Catherine Latour, nouvelle Présidente du Mouvement associatif de Bretagne et, à distance, Anne Patault Vice Présidente de la Région Bretagne

Eric Guellec, adjoint au Maire de Brest, a renouvelé le soutien de la Ville à cet engagement associatif si important pour le lien social et l’émancipation, souhaitant longue vie à ce lieu innovant.

Enfin Didier Bélier, Président de la Ligue de l’enseignement du Finistère, a resitué cet atelier Ideal dans le cadre des priorités de la Ligue pour les années 2019-2022. Mise en œuvre concrète de la laïcité, de la solidarité et surtout de la citoyenneté par l’engagement associatif, ce nouveau tiers lieu a vocation à susciter les plus belles initiatives.

Didier Bélier, Président de la Ligue de l’enseignement du Finistère

En guise d’apéritif, les projets d’une Junior association, de la jeune association Philigramme ou le speed meeting organisé par les volontaires de la Ligue à l’occasion des élections ont été projetés.

Afin de faire participer les nombreux invités de manière interactive, une animation basée sur l’application beekast a été présentée par les professionnels de l’Atelier IDEAL sous l’impulsion d’Hervé Lestideau responsable du lieu. Beekast permet de créer un nuage de mots, avec ceux écrits par les participants, et de le transposer sur un écran.

Enfin, la cérémonie s’est terminée de manière détendue autour d’un pot afin de permettre aux responsables des associations du réseau Ligue et aux invités de se rencontrer et de discuter sur les possibilités offertes par l’Atelier Ideal certes mais aussi sur les fêtes et les échéances de l’année 2020 pour la vie associative et tout particulièrement pour l’Education Populaire

Lea Robert,
Volontaire en Service Civique à l’Atelier IDEAL

L’actu de janvier 2020 – Edito

Ces premiers jours de l’année me permettent, au nom du conseil d’administration de la Ligue de l’enseignement du Finistère, de vous présenter nos meilleurs vœux de bonheur dans vos activités et de réussite dans vos projets.

Une nouvelle année est aussi celle où l’on prend des résolutions que l’on veille à respecter. C’est ainsi que nous vous présentons notre nouvelle lettre mensuelle qui est et sera consultable sur les divers supports numériques accessibles à tous.

Outil de communication, elle sera constituée d’un édito et de divers articles courts d’actualité ou informatifs prolongés par un lien qui vous donne accès au texte complet et approfondi.

Ainsi dans ce premier numéro nous abordons : l’inauguration de l’atelier IDEAL situé au siège, le réseau et nos réponses au soutien des migrants, le lancement de la maison de la santé et du sport, les interventions en milieu scolaire contre le harcèlement, l’action du réseau lors de l’anniversaire de la loi du 9 décembre 1905.

Il y aura sans doute quelques imperfections mais l’équipe du centre fédéral veillera à recueillir vos avis éclairés et à rendre cette lettre mensuelle la plus pertinente possible.

Bonne lecture.

Didier Bélier, Président