Edito : NE PAS OUBLIER, NE PAS REPRODUIRE HIER

mardi 21 avril 2020
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Les idéologues du libéralisme économique, hier, fustigeaient le trop d’Etat, le trop d’impôts, des salaires trop élevés accordés au détriment d’actionnaires voraces. Ils déploraient l’Etat solidaire et ses cotisations sociales et étaient à l’œuvre pour démanteler les services publics en particulier de santé et d’éducation... à la recherche de « l’optimisation fiscale ». Liste non exhaustive de tous les renoncements du bien être humain et de notre planète au profit des seuls intérêts financiers.
Avec cette pandémie nous payons la facture. Espérons que ces actions d’hier restent à l’imparfait.
La propagation du Covid 19 a touché rapidement tous les continents, toutes les catégories sociales mais plus particulièrement les plus fragiles, en situation de handicap, de grande pauvreté, SDF, migrants, populations en guerre...

Par les mots qu’il a prononcés lors de ses discours le Président de la République en a pris conscience : « Mobiliser tous les moyens financiers », « Protéger les plus démunis, les plus fragiles », « le nous l’a emporté sur le je », « inventer de nouvelles solidarités », « interroger notre modèle de développement », « mettre les biens et les services en dehors des lois du marché ».
Il a reconnu l’importance des métiers fondamentaux, jusqu’ici invisibles, pour le fonctionnement d’une société humaine : personnels de santé, de secours, d’éducation, d’entretien, de service … si peu considérés.
Ces mots traduisent un modèle que nous avons toujours défendu et il faudra qu’ils se traduisent à leur tour par des actes. Et nous devrons demander aux décideurs d’avoir le courage de le faire car il y aura des réticents, des opposants voulant reproduire le monde d’hier pour retrouver leurs profits. Nous n’oublierons pas et saurons le rappeler.

Le confinement nous fait prendre conscience de ce qui est essentiel et important pour notre humanité. Il révèle également notre démarche irresponsable qui, du fait de nos modes de vie, engendre des pollutions mortifères. Ne désespérons pas des femmes, des enfants et des hommes ; nous assistons à des actes nombreux de solidarité et de bienveillance. De nouvelles relations humaines commencent à se mettre en place localement, des relations de proximité conformes à ce que notre mouvement a toujours fait.
Que cette catastrophe mondiale nous serve à construire l’avenir d’une humanité meilleure et fraternelle !

André Fitamant
Vice-Président