Osons être jeunes !

mercredi 27 mai 2020
par  Gabriel Steffe
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La crise sanitaire que nous avons traversée a bouleversé le fonctionnement de notre monde associatif. Elle a mis à bas ce qui fait sa marque et sa force : l’implication directe de tous ses acteurs, bénévoles, militants, élus, salariés, adhérents. Ce confinement était, et est, contraire à nos valeurs de mixités de toutes natures, de convivialité, de contacts et d’activités partagées. Il a fallu trouver des solutions.

Il est rapidement apparu que dans le maintien du lien entre les associations et leurs adhérents, les réseaux sociaux, les communications téléphoniques ou vidéo ont montré de nombreuses possibilités pour, soit continuer nos activités par la mise en ligne de tutoriels, soit en faire naître de nouvelles. Cela doit nous inciter à porter un regard neuf et innovant sur ces outils qui semblent de prime abord étrangers, si ce n’est contraires, à l’esprit associatif.
La jeunesse ne s’y trompe pas qui se sert à tout-va de ces réseaux sociaux. On peut penser que c’est bien ou mal, mais c’est comme ça. Elle y est d’une rare inventivité. Les exemples de collaborations créatives ont été légion pendant cette période.

Mais tout le monde ne le peut pas. Il y a “la fracture numérique”. Ce mal qui fait que tout le monde n’a pas les moyens d’avoir de l’informatique chez soi ou une connexion à internet ou encore un usage aisé. Les collectivités, l’Etat, chacun s’emploie à ce que cette “fracture” soit réduite. Ce n’est pas simple. Cela coûte cher. Il faut du temps.
Notre participation à cette tâche doit être plus importante : si nous ne pouvons pas participer à l’équipement faute de moyens ou de ressources, nous avons un devoir d’information et de formation vis-à-vis de ceux qui sont à l’écart de ces outils ou qui en ont peur. Nous devons plus nous investir dans les sites de nos associations pour que nos adhérents se les approprient, qu’ils s’y sentent chez eux comme ils se sentent chez eux dans nos locaux. Il faut imaginer des “réseaux sociaux” propres à l’associatif, hors réseaux marchands. Des réseaux “éduc pop” dédiés aux échanges et capables de maintenir un lien pérenne et enrichissant pour tous les protagonistes.
Il y a d’énormes possibilités et la seule limite est celle de notre imagination. Ré-activons cette imagination sans limite : osons la jeunesse d’esprit, osons l’innovation au service de tous ceux qui en sont le plus démunis. Diffusons l’esprit bénévole et le collaboratif avec des outils neufs et modernes, complémentaires et non substitutifs à ce qui fait notre essence même, les contacts partageurs et éducatifs.